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Le Magazine de l'Espace Mode Méditerranée. Danaïs, la magie au bout des doigts ...
Derrière ce prénom atypique, une fabrique de rêves.
Danaïs crée depuis huit ans des bijoux uniques, débordant de gaieté et d'originalité.

" J'ai toujours su que je travaillerais dans le domaine artistique ". Depuis son plus jeune age, la jeune femme de trente cinq ans, qui se prénomme Danaïs depuis vingt ans " parce que les sonorités (lui) correspondent bien, avoue " un fort penchant pour ce qui brille et les robe de conte de fées ". Son baccalauréat A3 (arts plastiques) en poche, Danaïs enchaîne sur une formation de Présentatrice Visuelle. Elle fait ses premières armes chez ETAM, ou elle est en charge aussi bien des vitrines que du packaging qu'elle doit imaginer aux couleurs de la marque.
Cinq ans se passent et la jeune femme profite d'un plan de licenciement de l'entreprise pour prendre son envol avec ses propres créations. " Je faisais déjà des bijoux et accessoires pour des copines ou pour moi, en utilisant toutes sortes de matières : pâte à bois, papier... tout était bon ", raconte-t-elle, " je me suis mise à développer le côté métallique en me servant de laiton ou de papier d'aluminium froissé ".

En 1996, Danaïs, décide de se lancer dans l'aventure, mais sa première expérience en solo tourne court. Cependant, cet échec ne la détourne pas de son objectif, loin s'en faut. Elle présente alors ses création dans un cadre associatif et participe à des défilés.
Trois en plus tard, la jeune créatrice débarque à Marseille et ouvre un atelier dans le quartier de la Plaine, grâce notamment à une subvention du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et à l'aide de l'Institut Mode Méditerranée. " Je n'étais pas très organisée " reconnaît-elle, malgré le professionnalisme dont elle avait déjà fait preuve. La naissance de son premier fils en 2000, l'incite à " chercher un matériau plus facile à travailler que le métal, pour produire plus et être plus rentable. "
" J'ai fait quelques essais avec la silicone, et tout est parti de là ". Avec cette matière très particulière, elle se sent à l'aise. " Je la fais fondre puis la coule puis m'attelle à la peinture finale ". Résultat, des pièces uniques, dignes des collections de bijoux des princesses de contes de fées. " Grâce à la silicone, j'ai pu obtenir un prix intéressant pour la revente aux boutiques et acquérir un rythme de production beaucoup plus soutenu ", explique la créatrice, qui attend actuellement son deuxième enfant.

" La première fois que j'ai exposé, ça a très bien marché ",raconte-t-elle.
" avec l'Institut, pendant la Semaine des Créateurs aux Galeries Lafayette, j'ai pu tester l'accueil du public et c'est moi qui ai le plus vendu ". Danaïs est alors contactée par Marcelline Condé, une commerciale qui propose de la faire connaître et de la distribuer. A ce coup de pouce s'ajoute une nouvelle fois celui de l'Institut Mode Méditerranée qui finance 50% de son stand au Salon Professionnel du Prêt à Porter en septembre 2002. " Les clients étaient très intéressés, mais ils prennent de petites quantités pour essayer. Ma préoccupation est donc de fidéliser ma clientèle ", commente Danaïs. Quand on lui demande si elle n'a pas peur de manquer un jour d'inspiration, elle répond tranquillement : " j'ai des idées plein la tête mais il faut trouver la forme. Actuellement je travaille à l'élaboration d'un bustier en silicone. Ce n'est pas encore ça mais je m'améliore petit à petit ". Pour conserver et protéger sa technique, elle a pris soin de déposer ses trois méthodes de traitement de la silicone (en aplat, en volume et en dur) auprès de Fidéalis . Dans l'avenir, cette jeune fille pétillante aimerait se dégager de la fabrication, pour se consacrer à la création pure.
" un associé ? ... Pourquoi pas ? " ... Mai 2003